AniMALhumain
Du 7 au 23 octobre 2011
Galerie Blanche
À compter du 6 octobre, à la Galerie Blanche, rue Saint-Paul, à Montréal, Gagnon présente une exposition importante, la première depuis deux ans. Une artiste à découvrir pour toute la force expressive de son œuvre.
Parmi ses sujets de prédilection, le coq occupe donc une place privilégiée. Enfin, occupait, devrais-je dire. Après un moment, la rage est passée et le hibou est apparu. Calme, posé, il s’est introduit dans son imaginaire, détrônant le roi de la basse-cour, même s’il n’a pas quitté les lieux pour autant. Il revient en effet de temps de temps, mais de manière différente, la crête plus sereine.
Une des ses œuvres récentes représente trois hiboux, l’un à côté de l’autre. La matière qui les compose est parlante d’expression. Par son geste elle ne fait pas que laisser une trace, elle conçoit à force de la travailler des motifs aussi beaux que significatifs parce que pas seulement beaux. Elle peut tout aussi bien terminer en insérant, par exemple, des dizaines et des dizaines de bouchons de liège aux pigments et cela sera fait avec senti, émotion. C’est le mystère de l’expression artistique : arriver à se transposer. Chez elle, le lien est direct, à peine camouflé.
Extrait de : GAGNON, Le chant du coq, Magazine Chez-Soi, septembre 2011, auteur, Robert Bernier
GAGNON Ã la Galerie Blanche





